CAITLIN FIELDER FAIT PREUVE DE CRÉATIVITÉ DANS TOUT CE QU’ELLE ENTREPREND

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22/07/2022

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Caitlin Fielder

On peut dire que Caitlin Fielder a plusieurs casquettes, au moins métaphoriquement. Mais, en tant qu’océanographe, ancienne boxeuse universitaire, artiste et traileuse très performante, il est difficile de la ranger dans une seule catégorie. Caitlin s’est mise à la course relativement tard, mais cela ne l’a pas empêchée de se hisser au sommet de son domaine, sa récente deuxième place au Marathon du Mont-Blanc réaffirmant qu’elle est à surveiller lors du prochain UTMB. 

Originaire de Nouvelle-Zélande, mais vivant actuellement en Andorre, Caitlin estime que son origine culturelle lui permet de garder les pieds sur terre dans le monde compétitif de la course professionnelle. En Nouvelle-Zélande, explique-t-elle:

On n’aime pas se vanter, alors je pense que je ressens encore parfois le syndrome de l’imposteur lorsque je dis aux gens que je suis traileuse ou que je leur montre mes œuvres d’art, c’est un truc de kiwis, je pense. Donc, que cela passe pour de l’humilité ou de la timidité, ou simplement pour le fait de ne pas vouloir être le centre d’attention, cela ne me dérange pas. Je pense que je préfère que ce soit comme ça plutôt que le contraire”

Quiconque a regardé Caitlin parcourir 50 km sur un sentier escarpé ou a vu les œuvres d’art complexes qu’elle crée ne peut que sourire à l’idée qu’une personne aussi talentueuse puisse ressentir le syndrome de l’imposteur.  

Je me sens incroyablement chanceuse d’être dans la position que j’occupe, car j’aime vraiment ce que je fais”

Caitlin est l’une de ces personnes que l’on rencontre et dont la positivité et le charme transparaissent dans chaque conversation. Ses récents résultats de course sont d’autant plus remarquables qu’elle a subi une opération de la hanche pendant le confinement et a connu une période de huit mois où elle pouvait à peine marcher. Pourtant, elle traverse avec un grand sourire ce qui a dû être une épreuve, et reste pleine d’enthousiasme pour les défis à venir.  

Lorsqu’on l’interroge sur les rituels d’avant course, elle secoue rapidement la tête, estimant qu’ils ne feraient qu’ajouter du stress au jour de la course. Elle croit fermement qu’il faut manger ce qui nous convient et profiter de chaque aspect de notre vie. Elle est convaincue de l’importance d’une alimentation saine et d’une attitude saine à l’égard son propre poids. Bien qu’elle constate que les mentalités s’améliorent, elle pense que la pression exercée sur les jeunes athlètes féminines peut encore être écrasante. 

Je ne suis pas vraiment du genre à compter les calories. On doit éliminer le stress lié au poids pour les athlètes féminines. C’est donc le conseil que je donnerais aux jeunes athlètes, d’accepter leur propre corps et de se concentrer sur le fait d’être à l’aise avec elles-mêmes”

Artiste douée et scientifique de formation, elle aborde la course à pied sous l’angle de la réflexion et de l’activité physique. Elle s’inspire souvent de la nature pour créer ses œuvres lorsqu’elle s’entraîne dans les collines près de chez elle. Parmi ses projets artistiques figurent les chaussures de nombreux cyclistes professionnels, un superbe vélo personnalisé et des portraits

J’ai beaucoup d’idées pendant que je cours. Peut-être est-ce simplement le manque d’oxygène ou de sérotonine, mais il est certain que la créativité et la course à pied vont de pair pour moi”

Le jour de la course, elle n’a pas le temps de s’arrêter pour regarder les couleurs ou les motifs, car elle se concentre sur la ligne d’arrivée. Sa distance préférée est de 50 km, qu’elle trouve être le mélange idéal de vitesse et de contrôle.

J’aime le fait qu’on puisse travailler pendant une course de 50 km, et les trouver, je suppose, un peu plus tranquilles. Je sais que je peux revenir plus forte dans la seconde moitié, alors qu’on n’a pas cette capacité dans les courses plus courtes”

Au vu des courses de l’UTMB, il est clair que Caitlin est une sérieuse prétendante à la première place, bien qu’elle refuse de se mettre trop de pression les jours de course et, comme dans tous les autres aspects de sa vie, elle garde un état d’esprit sain qui lui permettra certainement de continuer à courir pendant de nombreuses années. 

Même si on a l’habitude des mauvais jours à l’entraînement, pour une raison ou une autre, dès qu’on enfile un numéro, on s’attend à ce que tout se passe parfaitement bien. Je pense donc qu’on doit aussi faire baisser la pression quand on parle des courses. Si ça ne se passe pas comme on le veut, on passe à autre chose et on continue.”

LES PRODUITS INDISPENSABLES DE CAITLIN

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